[Retour]

Empreintes, extrait 8 : « Monde »

12/07/2018
Empreintes - Monde

Jusqu’au 20 juillet, une centaine de pièces uniques issues principalement du Fonds patrimonial des Bibliothèques de l’ULiège est exposée à la Cité Miroir. Chaque semaine, nous vous présentons quelques œuvres issues de l’exposition sur DONum, notre portail dédié à la diffusion du patrimoine de l’ULiège, qui compte actuellement déjà plus de 3 000 documents numérisés.

L’Exposition Empreintes met en valeur des manuscrits médiévaux, des incunables, des imprimés, des journaux et des cartes issus principalement des collections des Bibliothèques de l’ULiège, dont certaines pièces n’ont jamais quitté les réserves !

Les œuvres sont réparties en 8 sections :

  1. Transmission
  2. Mémoire
  3. Art
  4. Croyances
  5. Pouvoir
  6. Contestation
  7. Sciences
  8. Monde

Nous vous proposons pour terminer cette série de découvrir un extrait des récits de voyage de Théodore de Bry, issu de la section MONDE.

Monde : raconter ses explorations et ses conquêtes

Depuis la nuit des temps, l’homme se déplace, voyage pour des raisons de survie, de conquête, d’exploration et, ces derniers siècles, également pour le plaisir.

Le récit de voyage est un genre littéraire qui s’ancre dans la réalité et dont le propos est de transmettre les expériences vécues par l’auteur lors de son périple.

Au Moyen Âge, ceux-ci concernent essentiellement le Proche-Orient et l’Asie. Ces ouvrages ont connu, pour les plus célèbres, comme celui de Jean de Mandeville, une grande diffusion et sont restés pendant longtemps des ouvrages de référence. Ces récits mêlent observations faites in-situ, informations reprises dans d’autres ouvrages (parfois de la tradition antique) voire quelques éléments fantastiques.

A la fin du Moyen Âge, le monde connu s’agrandit : on explore les côtes africaines et les territoires du Nouveau monde. Les relations de ces explorations sont parfois aussi l’occasion pour les auteurs de glorifier ou de critiquer les héros de la colonisation. L’objet de ces ouvrages est une description de ces territoires et de leur peuplement. La représentation des coutumes de ces « sauvages » est souvent fantasque et donne la part belle au cannibalisme, par exemple.

Durant le  XIXe siècle, les possibilités de voyager se multiplient, notamment grâce au nouveau moyen de transport : le train. C’est dans ce contexte qu’apparaissent les guides de voyage, héritiers des manuels de conseils aux voyageurs, vieux genre littéraire qui existe depuis le  XVIe siècle. Ces guides de voyage ont une vocation purement utilitaire et les collections vont se développer en même temps que le réseau ferroviaire.

Le  XIXe siècle voit une nouvelle phase d’expansion des explorations. Lors de la campagne d’Egypte (1798-1801), Napoléon emmène avec lui une commission de savants, dessinateurs, imprimeurs qui ont pour tâche de dresser la description la plus complète de l’Egypte. De cette expédition naîtra l’impressionnante Description de l’Egypte. Une vingtaine d’années plus tard, c’est la découverte de Khorsabad par Paul-Emile Botta qui donnera lieu, en 1849, à une publication tout aussi monumentale.

A la même époque, David Livingstone entame son exploration de l’Afrique centrale qui ouvre la voie à la colonisation européenne de cette partie du continent. La fin du  XIXe siècle voit également le développement de l’exploration de l’Antarctique.

 

Retrouvez ce texte en version intégrale dans le catalogue de l'exposition !

 

Extrait : Théodore de Bry, Americae tertia pars : memorabile provinciæ Brasiliæ historiam contines…

Francfort, 1592 (Liège, Bibliothèques ULiège, R59D).

Contient les deux récits de voyages aux Brésil de Hans Staden traduit par Adam Lonitzer, un récit de voyage au Brésil de Jean de Léry et deux lettres de Nicolas Barré au sujet du Brésil.

L’ouvrage est ouvert sur deux scènes de cannibalisme aux pages 126-127.

Théodore de Bry ne verra que la publication des six premiers volumes des Grands voyages. Il a dirigé la gravure des huit premiers volumes. Nombre d’entre elles sont originales, d’après des dessins faits par les explorateurs. de Bry reprend également des gravures illustrant certains des voyages déjà publiés, mais souvent, il les retravaille, les étoffe. Les gravures illustrent les récits, mais on y trouve aussi des descriptions des moeurs et des coutumes des populations autochtones, de la faune et de la flore, des exploitations minières, des cartes… L’objectif des images des de Bry est d’illustrer de la manière la plus précise possible les différents textes.

Les treize volumes des Grands voyages ont suscité beaucoup d’intérêt car ils décrivent le Nouveau Monde au moment de sa découverte. L’œuvre des de Bry fixe pour longtemps l'image du Nouveau monde.

 

 

Consulter l'intégralité de cette œuvre sur DONum

 

 

Vous pouvez encore (re)voir l'exposition Empreintes jusqu'au 20 juillet !

Merci de nous avoir suivi et à bientôt !

 

Visiter l’expositionS'inscrire aux conférences - Acheter le catalogue

 

DONum – Dépôt d’objets numérisés

L’Université et ses différents services œuvrent à la préservation d’un véritable trésor patrimonial, d’une grande valeur culturelle, historique, esthétique ou scientifique.

Le portail DONum est dédié à la diffusion de ce patrimoine et compte actuellement déjà plus de 3 000 documents numérisés !

 

Découvrir DONum

 

Photographies des bannières © Jean-Louis Wertz


aide